Tribune du journal municipal « Notre 12e » #107 de janvier 2026, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste Chère lectrices, chers lecteurs, merci de vous intéresser à notre action. Élus d’opposition, nous nous …
Tribune du journal municipal « Notre 12e » #106 de novembre 2025, consacré au piétons, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste « Errer est humain. Flâner est parisien. » Derrière cet idéal, l’auteur des Misérables rappelle …
Sur la fausse urgence pour nuire à l’opposition Dès le début de la séance, j’ai exprimé mon désaccord (une fois de plus) avec la procédure d’urgence qui permet d’accepter d’examiner des délibérations hors du délai …
Ce texte a été rédigé une fois le compte-rendu officiel reçu, en septembre 2025 C’est dans le très agréable Chai de Bercy que nous nous réunissons à nouveau, pour ce dernier conseil du 12e arrondissement …
Édito rédigé avec Ophélie Rota, le en juin 2025, pour le journal du 12e de juillet 2025 (n°105) Le logement sera un enjeu des élections municipales de 2026. En effet, malgré les nombreux dispositifs coûteux …
Tribune du journal municipal "Notre 12e" #107 de janvier 2026, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste
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Chère lectrices, chers lecteurs, merci de vous intéresser à notre action.
Élus d’opposition, nous nous sommes investis, tout au long de cette mandature qui s’achève, de manière totalement bénévole, pour porter une voix différente et constructive. Mais nous demeurons frustrés de voir la gestion de la Ville s’enliser.
Pour que cela change, une seule solution existe : le vote.
La campagne municipale est désormais lancée. Cette élection s’annonce historique, notamment avec la séparation entre élection du conseil de Paris, qui élit le maire de Paris, et les conseils d’arrondissement, qui désignent leurs propres maires. Après des décennies d’une majorité plurielle à bout de souffle, qui propose peu de renouvellement, notre ville doit trancher entre répétition des mêmes politiques et nouveau cap. Les défis sont colossaux : crise du logement, départ des familles, enjeux de sécurité, partage de l’espace public, dette abyssale, adaptation aux bouleversements climatiques, etc. Autant de sujets qui appellent des réponses concrètes, et non des postures.
Tribune du journal municipal "Notre 12e" #106 de novembre 2025, consacré au piétons, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste
« Errer est humain. Flâner est parisien. »
Derrière cet idéal, l’auteur des Misérables rappelle que la place du piéton dans l’espace public a toujours été essentielle à Paris. La réalité est tout autre désormais, malgré les promesses « d’apaisement ».
Trottoirs défoncés, sales, passages piétons dégradés ou incompréhensibles, comportements dangereux impunis, notamment de certains cyclistes, trottinettes ou conducteurs d’engins débridés.
Se déplacer peut devenir anxiogène pour les piétons, qui représentent 23 % des victimes de la circulation. En 2024, 148 piétons ont été tués ou grièvement blessés, le chiffre est en hausse. Alors que le nombre global de victimes graves baisse, celui des piétons augmente. C’est alarmant !
Au « Chai de Bercy », où la réunion du conseil d’arrondissement du 23 septembre 2025 s’est tenue, faute de mairie
Dès le début de la séance, j’ai exprimé mon désaccord (une fois de plus) avec la procédure d’urgence qui permet d’accepter d’examiner des délibérations hors du délai réglementaire.
Elle était censée être exceptionnelle. Depuis un an, cette procédure est appliquée à chaque conseil, ce qui ne permet pas d’examiner en profondeur des sujets importants, comme, en l’occurrence, le stationnement à Bercy. J’ai donc voté contre.
Sur la communication de rentrée scolaire encore laudative
Comme chaque année en septembre, la majorité, par la voix de Mme Rocca, l’adjointe en charge du sujet (et ancienne responsable du syndicat de parents d’élèves FCPE), se félicite de la rentrée scolaire. Dans le Parisien en octobre 2019, Mme Rocca élevait comme objectif de «combat» : «la réduction des inégalités scolaires et de la réussite éducative ». A l’heure du bilan, l’atteinte de l’objectif se pose crument.
Mais devant le Conseil d’arrondissement, on nous dit que tout va toujours bien.
J’ai pu m’exprimer pour notamment pointé du doigt l’absence d’explications sur la baisse des effectifs scolaires dans le 12ᵉ : est-ce dû à la démographie, aux départs de familles vers la banlieue ou au choix du privé ? J’ai cité le Parisien, en date du 1er septembre 2025, qui consacrait un dossier à cette question, selon lequel 36,5 % des élèves sont scolarisés dans des établissements privés et que pour 74 % des parents qui inscrivent leurs enfants dans le privé, la motivation n’est pas l’orientation religieuse ou de valeur éducative, comme cela le fût il y a 40 ans mais assurer les meilleures garanties de réussite, citant notamment les heures de cours perdues.
Ensuite, j’ai redit une nouvelle fois que le périscolaire, domaine où la Ville a pourtant une compétence exclusive, « reste un parent pauvre des écoles parisiennes« . Déjà l’année dernière, on avait fait semblant de ne pas comprendre ce propos alors que nombre de parents, y compris ceux de gauche, s’en plaigne.
Certes j’ai salué les deux nouveautés mise en avant dans la communication le centre de ressources nature et le Fluctuat, un équipement flottant amarré au port de l’Arsenal. si ces initiatives sont louables, elles restent anecdotiques face aux enjeux réels du périscolaire parisien.
J’ai également souligné que les centres de loisirs bilingues (il y en a que deux dans le douzième, un italien et un espagnol), une avancée intéressante, n’étaient même pas mentionnés dans la communication, alors qu’ils mériteraient d’être développé.
Ce texte a été rédigé une fois le compte-rendu officiel reçu, en septembre 2025
C’est dans le très agréable Chai de Bercy que nous nous réunissons à nouveau, pour ce dernier conseil du 12e arrondissement avant la trêve estivale, faute de mairie.
La maire ne peut toujours pas nous dire quand elle réouvrira (au moins, si l’alternance se produit enfin, ces locaux pourront être remis au goût de la nouvelle majorité – je pense à mon vieux projet de création d’un véritable accueil multi-service unique, s’ajoutant à la plateforme numérique unique également).
Mais elle commence le Conseil par nous annoncer que le le site de l’ancienne école Gabriel Lamé accueil la majorité des services, comme le confirme ce message.
Les services publics de proximité sont de retour dans le 12e ! Depuis ce matin, nos agents vous accueillent pour toutes vos démarches en un site unique situé au 22 rue Gabriel Lamé, en attendant la réouverture de la mairie.#Paris12#ServicesPublics 🫴 https://t.co/hU9UPbYsSYpic.twitter.com/hyGqBlkjyy
Puis je vous épargne le long satisfecit qui nous a été imposé, pour finalement commencer par une délibération qui montre que la Ville ne s’est pas tenir ses délais :
Édito rédigé avec Ophélie Rota, le en juin 2025, pour le journal du 12e de juillet 2025 (n°105)
Extrait de la Une du numéro 105 du journal du 12e
Le logement sera un enjeu des élections municipales de 2026. En effet, malgré les nombreux dispositifs coûteux déployés par la majorité actuelle, il est encore plus difficile de se loger à Paris qu’en 2014. La politique repose essentiellement sur le logement social.
En tant qu’élus d’une opposition constructive, nous portons plusieurs pistes. Dans le 12e, les 25 % de logements sociaux imposés par la loi sont atteints. Nous ne pouvons soutenir l’objectif de 40 % de logements publics d’ici 2035, craignant un déséquilibre dans notre arrondissement.
Nous défendons une meilleure mixité, intégrant davantage le logement intermédiaire, de nouvelles priorités pour certains emplois et des propriétaires privés.
Lors du Conseil de Paris d’avril, le groupe Union Capitale, par la voix d’Anne-Claire Tyssandier, conseillère de Paris du 15e arrondissement, a présenté une série de propositions consacrées à l’état préoccupant des établissements scolaires parisiens, propriété de la Ville. Il s’agit d’un communiqué de presse du groupe Union cap
Avec 1,85 million de m² de bâti scolaire, dont plus de la moitié construit avant 1970, la Ville de Paris est face à un défi majeur. Pourtant, en dix ans, les investissements pour les écoles publiques ont chuté de 51 %. Résultat : infiltrations, fissures, équipements vétustes, insalubrité… les exemples ne manquent pas. En 2022, un plafond s’effondrait dans une école du 19e. En janvier dernier, 11,5°C relevés dans une classe après une panne de chaudière.
« Garantir des écoles sûres et salubres n’est pas une option, c’est une nécessité. Paris doit prendre ses responsabilités et investir dans l’avenir de ses enfants« , affirme Anne-Claire Tyssandier, conseillère de Paris (15e), élue Union Capitale.
Le groupe Union Capitale demande une réponse forte et structurée avec :
• Un audit indépendant et exhaustif de l’état des écoles et collèges parisiens
• La mise en place d’un référentiel chiffré et opposable pour prioriser les rénovations
• L’anticipation des investissements nécessaires sur une période de 10 ans
Union Capitale propose la création d’un fonds d’urgence pluriannuel sur 6 ans pour les dépenses de rénovation et de modernisation du bâti scolaire. Elles seraient compensées par la suppression de 200 millions d’euros au titre de la préemption inscrit dans le cadre du compte foncier logement.
Édito rédigé par mes soins, le 25 mars 2025, pour le journal du 12e d'avril 2025 (n°104)
Une du numéro 104
Ce titre intrigant est celui d’une délibération soumise sans plus de précision au conseil du 12ème arrondissement, le 4 février 2025.
Le rôle de questionnement de l’exécutif, que nous exerçons en tant qu’élus bénévoles, prend tout son sens face à un tel intitulé. La délibération ne portait ni sur le marché permanent de la Halle Beauvau ni sur les « puces », mais sur la modification du règlement du marché alimentaire extérieur, actuellement limité aux fruits, légumes et compositions associées (fleurs, épices). Répondant à une proposition des commerçants, il sera désormais possible d’y proposer d’autres produits alimentaires (viandes, poissons, plats préparés, etc.). Nous soutenons cette évolution, car plus l’offre est variée, tant en types de produits qu’en gammes de prix, plus ce marché pourra retrouver son dynamisme.
Certes le marché d’Aligre figure dans tous les bons guides et attire des visiteurs du monde entier, sensibles, comme ses riverains, à son équilibre entre haute gastronomie, produits plus bruts et brocante. Mais le chiffre d’affaires des commerçants diminue régulièrement. Plus largement, nous devons nous interroger sur la baisse de fréquentation des marchés alimentaires, qui sont l’âme de Paris comme ils le sont des villages en France.
« Paris est une agrégation de villages dans une ville monde » a pu écrire justement un candidat à la mairie de Paris (Revoir Paris, mars 2019). Dans chaque quartier de notre arrondissement, il nous faut repenser un cœur de village, non seulement pour mieux accueillir les marchés, y concilier la qualité de vie mais aussi pour organiser des événements fédérateurs, en s’appuyant sur l’identité propre de nos quartiers. C’est l’une des réflexions d’avenir que porte notre groupe.
Retrait du reste du beffroi de la mairie, le 1 février 2025
A l’occasion du conseil du 12e arrondissement du 25 mars 2025, qui s’est déroulé à la Gare de Reuilly, j’ai interrogé la maire sur les conditions de reconstruction de la mairie du 12e arrondissement, à la suite de l’incendie qui a détruit une partie de son toit et de son campanile, le 27 janvier 2025.
En effet, ce conseil d’arrondissement portait une délibération (qui a été adoptée à l’unanimité), autorisant la « perception des dons pour la reconstruction de la Mairie du 12e arrondissement ».
Après avoir rappelé que la première mairie du 12ème, qui se situé à Bercy, avait disparu sous un incendie, j’ai voulu avoir la confirmation que le beffroi voulu par l’architecte Hénard serait construit à l’identique. J’ai aussi sollicité le dernier bilan concernant les conséquences de l’incendie en matière de retombée de plomb ou d’autres natures.
Certes, l’ARS donne régulièrement des informations sur une page dédiée. Mais de nombreux habitants sollicitent encore les élus pour être rassurés. En voulant rassurer et faire preuve de transparence, certaines réunions ont pu créer davantage de doute.
La maire a confirmé que l’édifice serait reconstruit à l’identique. Elle a précisé que ce qui reste du beffroi sera réhabilité, « Les charpentiers et les architectes sont assez optimistes sur une rénovation complète de ce beffroi », tout comme les trois cloches. Mais n’a pas pu nous dire quant cela serait réalisé.
Lors du conseil du 12e arrondissement, nous avons discuté du Plan Biodiversité de Paris pour 2025-2030.
Héron dans le Jardin de Reuilly Paul Perin, le 5 mars 2023
Évidemment, sur le principe, notre Groupe, pour lequel je m’exprimais, ne pouvait pas être contre. Je me devais d’ailleurs de souligner trois points critiques qui compromettent son efficacité, qui étaient déjà formulés pour le plan 2018-2024 :
Absence de transparence budgétaire : Aucun détail précis sur les financements alloués par action. Impossible donc d’évaluer l’efficience des mesures ou d’anticiper les coûts à long terme.
Indicateurs de suivi imprécis : Bien que des objectifs existent, les méthodes d’évaluation restent floues. Par exemple, le taux de survie des plantations ou l’évolution des espèces protégées ne sont pas suivis rigoureusement.
Participation citoyenne insuffisante : Les consultations restent ponctuelles et superficielles. Peu de dispositifs permettent aux citoyens de s’impliquer durablement.
Face à ces lacunes, nous recommandons :
✔ Un budget détaillé et transparent pour chaque action. ✔ Des indicateurs renforcés et concrets pour mesurer l’impact réel des actions engagées. ✔ L’abandon des mesures non opérationnelles au profit d’actions concrètes et mesurables. ✔ Une évaluation indépendante annuelle pour garantir l’efficacité du plan.
Sans ces ajustements, ce Plan restera un catalogue d’intentions sans réelle portée. Il est temps d’agir efficacement pour la biodiversité.
37,12 millions d’euros. C’est la somme des subventions soumises à l’avis du conseil du 12e arrondissement pour contribuer à des achats par préemption d’immeubles entier de Paris (photos jointes).
Ces délibérations sont l’occasion de distinguer deux visions de la politique sur le logement à Paris.
Trop souvent, la majorité municipale tombe dans la facilité du discours caricatural, consistant à prétendre que la Droite et le Centre seraient contre le logement social ou le logement public et qu’avec la gauche, il n’y aura plus de problème.
En abordant dans leur ensemble ces questions, cela permet de montrer que la droite et le centre sont évidemment favorables à la vraies création de logements sociaux, avec une répartition équilibrée des types de logements.
Ce n’est qu’à titre exceptionnel que des préemptions peuvent approuvées, au cas par cas. Par exemple, des locaux ou des immeubles insalubres ou l’achat des ensembles de bureaux inutilisés sont légitimes à être transformés en logement.
C’est dans cet esprit que j’ai présenté les positions de vote de mon groupe :